Journal de campagne du mercredi 23 mai

Publié le par LE GUERINEL

Marché de Rambouillet, Gazeran, Saint Hilarion


Marché de Rambouillet mercredi matin. L’occasion de rencontrer 200 à 300 personnes et d’aborder des difficultés personnelles qui renvoient à de vraies questions de solidarité nationale.
C’est le cas de cette femme de 82 ans, veuve ayant perdu un fils de 50 ans et qui doit continuer à s’occuper d’un autre fils du même âge handicapé mental. Alors qu’elle a réussi à le faire employer à de petits travaux durant des années dans le secteur de la parfumerie du secteur d’Orphin, elle se trouve aujourd’hui dans une situation impossible.

Son état de santé ne lui permettra plus longtemps de rester chez elle et d’assurer la charge de ce fils. Ses moyens financiers sont dérisoires : elle touche une pension d’à peine plus de 600 euros par mois. Impossible pour elle d’entrer dans une maison de retraite privée. Elle pourrait être accueillie dans un établissement de la SNCF, y ayant travaillé quelques années mais dans ce cas son fils son fils ne pourra pas être hébergé avec elle. Elle se retrouve donc sans solution.

Situation loin d’être unique. C’est toute la question de l’accueil des handicapés qui sera de plus en plus lancinante car il manque trop d’établissements. On le sait pour les enfants ; on l’oublie pour les adultes. Lorsque les parents vieillissent et ne peuvent assumer la charge d’enfants devenus grands, la situation devient désespérée.

C’est un des points prioritaires sur lequel il est plus que temps d’agir. Il n’est pas digne de notre pays de laisser perdurer de telles situation en renvoyant les solutions sur les associations de parents.

Un tout autre problème à Gazeran. La propriétaire d’un bar doit, comme tous ceux qui emploient du personnel, payer des cotisations pour les visites médicales du travail. Parce cela a été fait en retard la situation devient ubuesque : son chèque a bien été encaissé… mais elle a été informée que du fait des retards constatés, elle était exclue du dispositif. De ce fait les visites médicales ne seront pas assurées… alors qu’elles sont obligatoires !

Le tour du jour s’achève dans le bar de Saint Hilarion pour partager un verre amical avec le maire de la commune en discutant avec la propriétaire des lieux et les clients présents. Tout le monde est ici bien d’accord : il faut revaloriser le travail.
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